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    Index > Liste des articles > Megadrive/Genesis > Thunder Force III
 

 
 
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Editeur Technosoft
Développeur Technosoft
Année 1990
Genre Shoot'em up horizontal
Autres supports clones en Arcade et sur SNES

 
 
 
 

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Thunder Force III
Par Milcham le 16/01/2006




Cliquez sur les screenshots pour les agrandir


   La Mega Drive dégage une aura monumentale. Je me vois mal la qualifier autrement : elle est cette puissante machine noire qui crache son esprit Arcade et, au Japon du moins, exhibe sur sa coque un "16 bits" doré. Rares sont les machines qui peuvent prétendre à une telle noblesse : elle incarne l'esprit Sega jusqu'au bout des pins (rien de sale), jusqu'au bout de ses gros pads 3 boutons. Ou mieux, à 6, mais on n'en est pas encore là. Quel genre lui sied mieux que le Shoot'em up ? Elle y excelle, d'ailleurs, sans peut-être détrôner la reine PC-Engine. En 1990, la Mega Drive se pare de deux de ses plus beaux atouts shooteux : le M.U.S.H.A Aleste de Compile et le Thunder Force III de Technosoft. C'est de ce dernier qu'il est ici question.



   
Revenons un instant sur Thunder Force. Car s'il y a un III - puis même un IV - c'est déjà qu'il en existe deux autres. Il est bien confidentiel pourtant, le Thunder Force originel, sorti en 1983 sur micro et, au dire de tous ceux qui l'ont pratiqué, totalement dispensable. Thunder Force II et ses phases vues de dessus emmerdantes, sortis sur X68000 puis précocement sur Mega Drive, ne sont d'ailleurs pas beaucoup plus attachants. Non, c'est bien avec Thunder Force III que Technosoft fait de sa série un mythe de l'horizontal comparable à Gradius, R-Type, Darius. Excusez du peu... C'est qu'on a ici affaire à une légende ! Spectaculaire, équilibré... démentiel. On ne s'y est d'ailleurs pas trompé à l'époque - DigDug et moi avons encore l'enregistrement en VHS d'un vieux Micro Kid's (FR3), toujours présenté par l'incontournable Jean-Michel Blottière (Dany Boolauck, dis-nous que t'es encore en vie ! smiley ), où le jeu qui faisait l'objet du concours était très justement Thunder Force III. Inutile de vous dire que les gamins ravis étaient concentrés comme des dingues en y jouant. Je serais curieux de savoir ce qu'ils sont devenus, d'ailleurs. Ils ont eu la chance de vivre à plein une époque dorée du jeu vidéo (que moi, trop jeune, je n'ai vécu que par procuration, merci le frangin plus vieux de 10 ans).


   
Commençons par le commencement et restons - je sais, vous avez l'habitude avec moi - superficiel. Thunder Force III est beau. Oh, pas ce genre de beauté un peu tape-à-l'oeil, riche et colorée comme on en a eu sur la 2D de fin de vie des consoles 16 bits. Non non, le jeu est d'une beauté vieillotte, un peu fanée. On reconnaît ce vieux truc inimitable des shoots à cheval sur les deux décennies. Ne me demandez pas de l'expliquer, j'en suis incapable ; ce côté un poil oldzeek ne change cependant rien au fait qu'on en prend bel et bien plein les yeux. Parallaxes de fou, distorsions hallucinatoires (les flammes de Gorgon putain !!), sprites énormes... Le tout pour une animation sans faille. Pas de ralentissement, pas de grande chute de frame rate, rien. Et c'est là que Thunder Force III devient un ambassadeur de choix pour la Mega Drive : il surpasse de loin son proche homologue Thunder Force AC (arcade), et tabasse la médiocre conversion de AC sur SNES, Thunder Spirits, visiblement trop occupé à ralentir et faire merder ses effets de distorsion. Pour un jeu sorti un an plus tard sur LA console des distorsions, c'est un comble. Là où trop souvent, les shoots SNES n'ont pas réussi à éviter les ralentissements - Super R-Type ou Gradius III sont des horreurs - la Mega Drive tourne à la perfection. Chapeau bas, ma Dame. On se souviendra de vous dans 180 ans.


   
Mais la plus grosse claque n'est pas là. A ce niveau-là on ne peut plus parler de claque, c'en devient un pain violentissime, un défonçage en règle de mâchoire, un uppercut dans le pif. Et ce coup à en faire pâlir Rocky Balboa, c'est au niveau de la bande-son qu'il se porte. Maman qu'elle tue ! Les mélodies restent en tête et seraient volontiers sifflotées sous la douche si l'uppercut n'avait pas tant endolori la mâchoire du pauvre joueur. Variées, elles donnent une certaine forme d'angoisse frénétique générale. Et surtout, ces sonorités... typiquement Mega Drive !


   
Thunder Force III est de ces jeux qui contournent les lacunes du processeur son de la console pour obtenir un résultat métallisé extraordinaire. Si si, vous savez, un peu comme Streets of Rage. Toshiharu Yamanishi et Tomomi Otani, je ne sais pas qui vous êtes ni même ce que vous avez fait d'autre dans votre vie, mais si vous êtes vraiment les mecs au son sur Thunder Force III, alors vous méritez notre respect le plus absolu, car c'est de l'une des meilleures bandes-sons de jeu vidéo qu'il s'agit. Ben oui, quand même. Ajoutez à cela les fameuses voix digits (nasillardes, 'faut pas trop charger le proc' son) qu'on lui connaît bien et des sons de tirs limite jubilatoires et vous obtenez une ambiance sonore de folie. Là encore, à part M.U.S.H.A j'en vois pas trente-six pour rivaliser... Si, Thunder Force IV. Décidément.


   
Enfin tout ça c'est bien, mais le jeu dans tout ça, il arrive à suivre. On voudrait bien applaudir, mais poser la manette ne serait-ce qu'une seconde serait bien dangereux. Allons-y avec les pieds, donc. On l'a dit, le jeu est beau, les scrollings impeccables et les ralentissements inexistants. C'est qu'en plus les armes et upgrades sont démentes.

   Au programme, donc, 5 armes + les upgrades des deux armes de base. Twin Shot, Waver, Laser et j'en passe. Ajoutez à cela deux modules CLAWs qui vont bien, un shield éventuel, et vous obtenez un vaisseau qui, sinon indestructible, est en tout cas bien burné. Le genre de joujou à faire fantasmer tous les fans de Shoot, en somme. Oh, mais autant rassurer ceux qui n'y ont encore pas joué : il va bien vous falloir ça pour venir à bout des hordes de créatures infâmes d'ORN sur les différentes planètes du jeu.

   Et vous allez voir du pays. Vous choisissez le premier niveau. Dans l'ordre, ça donne ça :

- Hydra
   La première planète (logiquement, en tout cas) du jeu est aussi la plus simple : les vagues d'ennemis sont assez prévisibles, les upgrades nombreuses. En outre, on peut toucher le sol et le plafond sans se crasher. Le thème est plus ou moins forestier : vous baladez votre vaisseau entre des racines. Le boss, Gargoyle, est une sorte de méta-piaf sans ailes avec le feu au cul, auquel il faut flinguer le ventre avec vigueur.




- Gorgon
   En voilà une planète impressionnante ! Les flammes furieusement distordues en arrière-plan en mettent plein la vue et la lave jaillit en tous sens. La difficulté est d'ailleurs plus élevée. Pendant un moment assez court, le scrolling s'accélère et vous devez en découdre avec des phénix à pleine vitesse (voir jaquette du jeu) ! Un niveau franchement génial qui se conclue par les traditionnels bosses jumeaux, Twin Vulcan. Explosez leur radar et le tour est joué.




- Seiren
   Non mais écoutez-moi cette piste de dingue ! Le niveau aquatique de Thunder Force III est aussi l'un des plus agréables à jouer. De temps à autres, des courants sous-marins poussent votre vaisseau vers le haut. Le décor est assez joli, mais gaffe au boss, King Fish : trop occupé à éviter ses tirs circulaires, on a tendance à se bouffer son petit tir frontal minable. Quelle honte.




- Haides
   Vous voilà dans un... allez savoir dans quoi, un astéroïde ? Haides doit être visuellement le niveau le moins réussi du jeu, malgré une jolie parallaxe de fond qui donne sur une sorte de rivière de lave dont les tons rehaussent heureusement le graphisme général trop sombre. Globalement, un niveau type "grotte" qui fait très Gradius dans le principe, avec son lot de serpents géants jaillissant de-ci de-là ou ses alvéoles à pulvériser pour s'y frayer un passage.

   Ajoutez-y pas mal de pièges du genre "prends le passage du haut et t'es foutu" et, surtout, un sol qui monte ou descend régulièrement et vous situez le genre. Peu d'ennemis, beaucoup d'évitement. Au bout d'un moment, le scrolling s'accélère et on finit par traverser sous couvert de grandes cascades. Le boss, G.Lobster, est plus négligeable.




- Ellis
   Rien à voir avec Ellis Island, New York. Dans l'univers de Technosoft, Ellis est plutôt une planète gelée. Tons bleux de rigueur, et ça fait bien joli, couplé avec une piste de nouveau mémorable ! Le principe tient surtout au scrolling multidirectionnel qui vous fera tantôt descendre, tantôt remonter - le tout en pente ou carrément à la verticale. Ajoutez-y des stalactites qui fusent dans tous les sens ou cherchent à vous bloquer le passage et des ennemis assez abondants. Un niveau moins évident, donc, qui se conclue du coup par un boss très simple, Mobile Fort, faible en son centre.



   
Le jeu n'est alors pas fini puisqu'il reste encore quelques niveaux, qu'il serait con de divulguer ici. Certes, s'il est très intense, Thunder Force III n'est pas un shoot'em up particulièrement difficile. C'est qu'il trouve un équilibre entre les réflexes et le côté "par coeur" (en Sibérie ça se dit "Erh-Taïpe" ). Tout le sel va donc consister à switcher (à volonté, avec le bouton A) comme il faut entre vos armes pour avancer, du laser frontal à l'arrière, du tir large au missile anti-sol/anti-air. Les niveaux n'étant pas trop longs, un peu de patience suffit à bien mémoriser le jeu. On gagne pas mal de vies et en perdre une n'est d'ailleurs pas vraiment pénalisant. En effet, pas de checkpoint, vous réapparaissez là où vous avez sauté ; qui plus est vous perdez vos CLAWs, votre éventuel shield et l'arme que vous utilisiez alors, mais pas les autres. Aux plus futés de switcher sur un twin shot de merde s'ils sentent la mort venir à pas feutrés.


   Et pour ceux qui sont venus à bout de l'aventure, récompensés qu'ils sont par ce thème de fin dément ("A war without an end" ), ne criez pas victoire trop vite. Sur l'écran de début, appuyez sur A + Start. Vous accédez ainsi aux options : à vous les modes HARD et MANIA. C'est bon, je peux m'ouvrir les veines, vous filmez ?


   
Que dire, finalement, sinon qu'on n'a peut-être pas vraiment joué à la Mega Drive si l'on n'a pas touché Thunder Force III ? Il est ce qu'on appelle communément l'un des jeux cultes de la console. En outre - et ça n'engage que moi - Thunder Force IV, sorti en 1992, n'arrive pas à la cheville de son prédécesseur. Claque graphique et sonore, plus difficile, ce quatrième vrai opus n'a juste pas le feeling ou la clarté incomparable du précédent. Mais là, ça devient une question de goût. [ndDigDug : en plus, un certain nombre de bugs sont présents, surtout dans des niveaux avancés, qui bloquent le jeu. Parole de pro !] Retenons simplement que Thunder Force III doit figurer en bonne place dans toutes les bonnes ludothèques Mega Drive (et moi je l'ai pas... smiley ).

   Reste l'énigme de sa sortie (ou non) en Europe. Autant ne pas s'avancer. Certains, en attendant, parlent d'une sortie européenne tardive après Thunder Force IV. Difficile de savoir : on a beaucoup de "il me semble" et aucune vraie trace. Sorti, pas sorti ? Ce débat reste ouvert.



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